Originaires de Seixas (Minho, Portugal) résidant à Cergy Pontoise, en banlieue parisienne, le groupe La Harissa, est apparu dés la sortie de son premier album, comme le groupe de rap incontournable, non seulement pour la scène Hip Hop française, mais aussi pour plus de 2 millions de portugais résidant en France, première et seconde génération confondues.
Les 2 frères d'origine portugaise; Blok Pataco et Sirando, ont su créer un style musical qui leur est bien propre. Jusque là personne n'avait tenté le mélange de Hip Hop et de sons latino-fado portugais.
Précurseurs d'un style qui dorénavant leur appartient, La Harissa deviennent rapidement les artistes phares d'une génération qui se sent représentée à travers leurs paroles.
En plus de son Street Album évènement pour cet été 2005, La Harissa prépare son prochain album, duquel le groupe présentera quelques extraits en exclusivité lors de leur tournée annuelle au Portugal.
Comment débuta votre carrière ?
On s'est lancés en s'auto produisant. Nous avons autoproduit 2 maxis (Au Débit Djonky suivi de Vas t'faire...) puis une maison de disques (Media 7) a voulu produire notre premier album Portos Ricos.
Comment est né le groupe la Harissa ?
Nous sommes 2 frères, la musique est en nous, il était donc inévitable de créer un groupe. On fréquentait beaucoup de rappeurs de Cergy et on se faisait écouter nos morceaux respectifs, puis cela nous a donné l'idée de créer notre propre groupe.
Quelle différence y a t'il entre le premier album en 95 « Nouveau style au débit Djonkp » et celui de 2004 "Pimenta da Rua 2004" ?
Au Débit Djonky est un maxi (environ 5 titres) et non pas un album. Au Débit Djonky est un maxi en autoproduction donc la qualité technique n'est pas la même. En ce qui concerne le côté artistique il y a une évolution mais le public est à mieux placé pour vous répondre.
Le Hip Hop au Portugal commence à avoir un réel succès, que pensez-vous de cette nouvelle tendance ?
Nous ne pensons pas que le hip hop ait le succès qu'il mérite pour l'instant. Le monde du disque au Portugal a de très gros problèmes et le hip hop n'est pas pris au sérieux par celui-ci. Nous espérons que le rap au Portugal va sortir un jour de son microcosme, mais nous restons septiques. La seule solution possible pour l'instant c'est que le hip hop du Portugal se prenne en main par le biais de l'autoproduction ce qu'il fait déjà d'ailleurs, mais en aucun cas on ne peut parler d'un succès Rap au Portugal ce serait comme croire au Père Noël. Nous espérons pouvoir faire quelque chose pour faire avancer le rap au Portugal.
L'image des Portugais en France change, quelle est votre opinion sur cette image des Portugais en France ?
Nous ne voyons pas l'image des portugais changer en France. Ce dont je m'aperçois en revanche c'est que le communautarisme est de plus en plus marqué. A la TV française je vois toujours les mêmes sketches et les mêmes clichés. Il y a par contre un sentiment de fierté qui est plus apparent aujourd'hui et nous en sommes les principaux détonateurs depuis la sortie de Portos Ricos au même titre que l'équipe de foot nationale et des personnalités comme Luis Figo.
Et comment vous sentez-vous par rapport à cette double culture ?
Bien, merci.
Quels sont vos projets immédiats et vos actualités ?
Nous sommes entrain de changer de maison de disques. Et nous enregistrons actuellement un duo avec MC SOLAAR. Nous préparons la réédition de notre album Pimenta da Rua, avec de nouveaux titres inclus.
Notre tournée au Portugal est quasi bouclée en ce qui concerne les dates (ex : le 21 août à Chaves discothèque « Triunfo »). Cette tournée donnera naissance au nouveau DVD de LA HARISSA. Mais il faut rassurer vos internautes, les dates vous seront communiquées et pour plus d'infos vous pourrez vous connecter sur www.la-harissa.com .
Nous avons été invités à l'émission radiophonique matinale sur une grosse radio FM, dés la rentrée.
Nous allons refaire des émissions de TV internationales telles que « Portugal no Coração ».